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Nouvelles

Blake Jennings : Je ne pourrais pas imaginer faire autrement

Voici le premier portrait d’une série de portraits de jeunes producteurs d’œufs. Ils participent tous au congrès annuel de la Table pancanadienne de la relève agricole, qui a lieu à Calgary entre le 13 et le 17 février sous le thème ‘tisser des liens.’

Blake Jennings

Bayview Poultry Farms Ltd., Masstown (Nouvelle-Écosse)
19 ans

Blake-Jennings

Blake Jennings devient presque poète quand il parle de la vie sur sa terre – les points de vue extraordinaires, le calme, le plaisir de côtoyer les animaux. Il connaît cette vie depuis sa naissance, et c’est une vie qui de toute évidence lui plaît.

Et rien ne lui plaît plus que de penser qu’il sera un jour la cinquième génération de sa famille à produire des œufs sur cette terre.

« C’est bien de maintenir la tradition familiale », affirme-t-il. « Je ne pourrais pas imaginer faire autrement ».

La ferme est à Masstown, en Nouvelle-Écosse, au fond de la baie de Cobequid, elle-même en embranchement de la baie de Fundy, et se situe à une quinzaine de minutes de Truro.

Pour Blake, il s’agit d’une « distance confortable », car il ne se cache pas pour dire qu’il préfère la vie à la campagne. « Je n’aime pas beaucoup les villes », dit-il, affirmant que même Truro, qui compte 12 000 habitants, dépasse son seuil de confort.

Il préfère la ferme familiale – son travail, ses rythmes, ses routines.

Bayview Poultry Farms compte environ 14 000 pondeuses, en plus de quelques poulettes et, en saison, on y fait la culture de courges et de citrouilles.

On y garde également quelques coqs; on n’en a pas vraiment besoin, note Blake, mais leur présence « aide à calmer les poules ». Le chant des coqs agrémente la vie à la ferme.

Depuis toujours, Blake donne un coup de main et devient de plus en plus l’associé de son père Glen. (Cecil, son grand-père, vit juste à côté).

Il aime bien le travail.

« C’est plus difficile qu’on le pense, produire des œufs », note-t-il, ajoutant qu’une large partie du travail passe inaperçu.

Il faut, par exemple, nettoyer et désinfecter constamment.

Il entame sa journée typique à 6h, quand on commence à ramasser les œufs, et la termine à l’heure du souper.

Lui arrive-t-il parfois d’échapper des œufs? Après tout, la ferme en produit environ 12 000 par jour. Seulement deux par jour en moyenne, dit-il, ajoutant qu’il y a des jours où il n’en échappe pas du tout.

Avec des animaux, on est constamment sur appel, car des urgences (une panne de courant, par exemple) peuvent surgir à tout moment. (La ferme génère de l’électricité avec des éoliennes et peut donc faire marcher ses granges sans rejet de gaz à effet de serre, mais il faut de l’électricité pour faire partir les éoliennes.)

Blake prend un plaisir particulier à travailler avec son père, qu’il affirme aimer sans réserve.

Bien sûr ils ne voient pas toujours les choses du même œil, dit-il, et parfois ils se disputent. « Mais nous passons à travers ».

Ses amis, et les gens qui visitent la ferme, ne cessent de lui poser des questions sur sa vie; en fait, dit-il, il n’y a pas de question ‘typique’. On s’informe de ses tâches quotidiennes, on lui demande comment une poule fait pour pondre un œuf par jour, on veut savoir comment il se fait que certains œufs ont deux jaunes.

Il prend plaisir à répondre.

« J’adore ce que je fais et le chemin que j’ai choisi », dit-il, en ajoutant qu’il espère un jour faire croître l’entreprise.

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