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Marie-Pier Lefebvre: Ça nous donne notre place en tant que relève

Voici le huitième d’une série de portraits de jeunes producteurs d’œufs. Ils participent tous au programme national de la relève des Producteurs d’œufs du Canada et prendront part au congrès annuel de la Table pancanadienne de la relève agricole, qui a lieu à Vancouver du 26 au 29 février.

Marie-Pier Lefebvre

Beloeil (Québec)
29 ans

« Ça nous donne notre place en tant que relève »

mp

Marie-Pier Lefebvre se dit personnellement très optimiste quant à l’avenir de l’industrie ovocole, surtout pour les jeunes.

« C’est une industrie très dynamique, et il y a beaucoup de jeunes dans le domaine », dit-elle.

« On peut voir qu’il y a plusieurs changements qui s’en viennent, et on aura à s’adapter. Mais j’ai confiance que l’industrie va s’adapter au changement avec succès, parce que nous sommes près des consommateurs.

« Pour nous les jeunes, c’est super-mobilisateur. Et ça nous donne notre place en tant que relève ».

Marie-Pier est bien placée pour parler de l’avenir.

Elle a grandi sur une terre sur la rivière Richelieu, à l’est de Montréal. La Ferme St-Ours, qui compte aujourd’hui 150 000 pondeuses, est dirigée par ses parents, Martine Bourgeois et Serge Lefebvre, ainsi que sa tante, Chantal Bourgeois. Ils sont quatre enfants; deux suivent la trace de leurs parents : Marie-Pier et son frère David.

Récemment, la famille Lefebvre-Bourgeois s’est associée à une autre famille de la région pour acheter une importante entreprise ovocole dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. La Ferme Madalia, à St-Jacques, près d’Edmundston, compte 100 000 pondeuses en plus d’un couvoir et d’autres opérations.

Marie-Pier s’est vue confier des responsabilités spécifiques à la Ferme Madalia.

« C’est un projet que je peux mener, dit-elle. C’est comme mon projet. Comme relève, c’est super intéressant »!

Marie-Pier est comptable de formation.

Bien qu’ayant grandi sur une terre, elle a toujours eu conscience du fait qu’il faut toutes sortes de connaissances pour mener à bien une grande entreprise agricole.

« Ça m’a toujours trotté dans la tête de m’impliquer », dit-elle. Elle ajoute que le côté financier de l’opération lui semblait intéressant parce que sa tante Chantal est comptable et qu’elle pouvait voir clairement l’importance de connaissances de ce genre.

« J’ai toujours aimé l’agriculture, mais j’ai toujours voulu obtenir une formation ailleurs, dit-elle. Dans ma tête, ce n’était pas l’un ou l’autre. C’était plus une question d’obtenir une formation qui serait utile en agriculture, un milieu qui est de plus en plus exigeant du point de vue compétences et technologie. Devenir comptable, c’est une corde de plus à mon arc ».

Elle peut déjà voir comment le domaine se transforme.

Étant responsable de la gestion financière de la ferme au Nouveau-Brunswick, elle doit être au fait des opérations. Mais elle n’a pas besoin de s’y rendre pour savoir ce qui s’y passe.

« Aujourd’hui on a un gros plus, qui est la technologie », dit-elle. Elle explique qu’il est possible, par exemple, de surveiller la consommation de moulée et d’eau au Nouveau-Brunswick en temps réel.

Bien sûr, ajoute-t-elle, les investisseurs ont des personnes de confiance au Nouveau-Brunswick, et ils vont faire un tour régulièrement.

Marie-Pier est bien contente de ne pas avoir à se déplacer trop souvent. Car c’est une femme bien occupée : En plus de son travail à la ferme, elle travaille à temps partiel pour un cabinet de comptables, et est la mère d’un garçon d’un an et demi.

« J’ai la chance d’avoir une famille exceptionnelle, un mari exceptionnel, et un enfant exceptionnel » conclut-elle.

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