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Tyler et Kaylin Wiens: Il est plus important que jamais d’instruire les gens sur nos façons de faire

Voici le onzième d’une série de portraits de jeunes producteurs d’œufs. Ils participent tous au programme national de la relève des Producteurs d’œufs du Canada et prendront part au congrès annuel de la Table pancanadienne de la relève agricole, qui se tient à Vancouver du 26 au 29 février.

Tyler et Kaylin Wiens

Hague (Saskatchewan)
26 et 27 ans

« Il est plus important que jamais d’instruire les gens sur nos façons de faire ».

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Tyler et Kaylin Wiens se sont rencontrés dans une grange.

Les parents de Tyler–son père avait auparavant dirigé une ferme ovocole près de Régina–venaient de s’établir à Hague, près de Saskatoon.

Ils connaissaient les parents de Kaylin, des producteurs d’œufs à Hague.

Et un beau jour ils ont demandé à leur fils d’aller donner un coup de main à leurs amis, qui recevaient de nouvelles pondeuses.

On pourrait dire qu’il n’a jamais cessé de donner un coup de main. Il s’est marié à Kaylin et fait désormais partie de l’entreprise familiale, avec ses beaux-parents, Stan et Marie Fehr, et ses beaux-frères et leurs épouses. Ensemble, ils gèrent 60 000 pondeuses et des poulettes.

Bien que chacun ait grandi dans une famille impliquée dans la production d’œufs, Tyler et Kaylin ne partageaient pas au départ la même vision de leur avenir.

Kaylin a décidé très tôt de faire carrière dans la production d’œufs.

« J’ai toujours aimé ça, dit-elle. Après mon secondaire je suis restée à la ferme parce que je savais que je voulais faire carrière ici ».

Tyler a hésité.

« J’ai grandi dans le même milieu qu’elle, raconte-t-il. Mais je n’avais pas nécessairement l’intention d’être aussi impliqué dans la production d’œufs que je le suis devenu. Par contre, c’est quelque chose que j’avais toujours fait, et je suis venu à l’aimer ».

Ils affirment tous les deux apprécier le fait que leur travail offre à la fois une routine confortable et des défis que le rendent intéressant.

« J’aime bien la routine, le fait de savoir quoi anticiper quand je me lève, explique Kaylin. J’aime bien arriver au poulailler chaque matin, j’aime les animaux, et j’aime aussi le côté affaires ».

« C’est le style de vie associé au travail qui me plaît », dit Tyler, en ajoutant qu’il se concentre plus sur le côté mécanique de l’entreprise et va là où on a besoin de lui.

« Je suis un homme à tout faire, dit-il. J’aime bien faire en sorte que tout tourne rondement ».

Quant aux défis, il y en a de plusieurs sortes.

Au quotidien, ils aiment bien le défi permanent qui consiste régler la moulée des poules pour qu’elles pondent des œufs de la bonne taille.

Ils aiment aussi le défi de prendre soin de leurs animaux.

« Il y a beaucoup de poules, et t’es responsable de leur bien-être, explique Tyler. Ça veut dire travailler pour qu’elles aient une bonne qualité de vie, de la moulée et de l’eau quand elles en veulent et que tout fonctionne comme il faut ».

Au niveau de l’industrie, les défis sont plus vastes.

« L’industrie est vraiment en mutation » raconte Kaylin, en donnant comme exemple l’ajustement à faire aux nouveaux systèmes de logement pour les poules.

Le couple croit aussi que l’éducation des consommateurs représente un défi important.

« Je crois qu’il est plus important que jamais d’instruire les gens sur nos façons de faire, et d’expliquer pourquoi nous agissons de telle façon », raconte Tyler.

Mais peu importe les défis, ils disent tous les deux qu’il est valorisant de produire des œufs.

« Nous adorons ça tous les deux »! dit Kaylin.

« Notre travail nous passionne, et nous sommes reconnaissants de pouvoir le faire. Nous espérons que le programme national de la relève nous permettra de mieux communiquer avec le public et de l’instruire quant à l’agriculture ».

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