Passer au contenu principal

Nouvelles

Kevin Wallington: Liant connaissances traditionnelles aux nouvelles idées

Voici le douzième d’une série de portraits de jeunes producteurs d’œufs. Ils participent tous au programme national de la relève des Producteurs d’œufs du Canada et prendront part au congrès annuel de la Table pancanadienne de la relève agricole, qui se tient à Vancouver du 26 au 29 février.

Kevin Wallington

Hay River (Territoires du Nord-Ouest)
36 ans

« Ouvrir de nouvelles voies en liant connaissances traditionnelles aux nouvelles idées ».

KEVIN WALLINGTON

Kevin Wallington n’a pas grandi sur une terre, et il n’a pas fait d’études en agriculture. Et pourtant, sa famille est la seule à produire des œufs dans les Territoires du Nord-Ouest.

Maintenant directeur des ventes et du marketing chez Polar Egg, Kevin croit à l’avenir de l’industrie.

Il encouragerait un jeune qui voudrait s’y lancer : Il est facile de trouver de l’aide, dit-il, et le travail est valorisant.

Kevin a décroché l’emploi qu’il occupe un peu par hasard.

« J’avais un diplôme en relations publiques et je suis arrivé dans le Nord pour travailler avec des jeunes » dit-il, en expliquant que son premier poste était dans un centre de jeunesse.

« Voilà comment j’ai commencé à faire affaire avec le producteur d’œufs local. Il embauchait nos jeunes pour donner un coup de main ».

L’entreprise était à ce moment-là dirigée par quelqu’un d’autre.

Les affaires allaient mal, et on a demandé au père de Kevin, Glen, de prendre l’opération en main. Glen Wallington, qui avait la réputation d’être un homme à tout faire, a réussi à redémarrer l’entreprise et est devenu lui-même producteur d’œufs.

Ses fils sont venus l’épauler – Michael en premier, ensuite Kevin.

Étant donné l’isolement des Territoires du Nord-Ouest, les membres de la famille Wallington n’ont pas de voisins agriculteurs à qui ils peuvent demander conseil.

Mais ils ont rapidement monté un réseau ailleurs au pays, et ils ont trouvé qu’il était facile de consulter d’autres producteurs d’œufs.

« Au besoin, nous pouvons facilement rejoindre des gens au téléphone, explique Kevin. Plusieurs producteurs nous ont beaucoup aidé ».

Et ils ont appris à compter sur leurs propres capacités.

« Nous avons un bon réseau de soutien, dit Kevin. Nous travaillons en famille, et ça nous a donné plus d’assurance ».

Quand il a commencé à travailler en agriculture, Kevin a du ajuster sa façon de penser en plus d’acquérir de nouvelles connaissances.

« L’agriculture, ce n’est pas un emploi, c’est un style de vie » dit-il. Il explique que la décision de se joindre à l’entreprise familiale s’est faite avec son épouse, car même si elle travaille ailleurs, la décision avait un impact sur sa vie.

Le rythme de sa vie a également changé.

« Quand on quitte un emploi du genre ‘neuf à cinq’, il faut d’habituer à l’idée qu’on doit être disponible à tout moment, ainsi qu’au fait qu’on travaille avec des animaux qui dépendent sur nous pour leur bien-être », dit-il.

Kevin a un seul conseil à donner à de jeunes agriculteurs : N’hésitez pas à demander de l’aide.

Selon lui, il se crée une synergie magnifique quand les idées et l’enthousiasme de la jeunesse se mêlent à la sagesse et à l’expérience des agriculteurs établis.

« Quand tu es capable de trouver des gens qui ont une foule de connaissances et leur demander ‘Qu’est-ce que vous proposez?’ c’est reconnaître leur expérience. Et en plus, ça crée la possibilité de voir les choses sous un nouvel angle.

« Les jeunes agriculteurs ont la possibilité de faire avancer les choses quand ils peuvent ouvrir de nouvelles voies en liant connaissances traditionnelles et nouvelles idées ».

Commentaires

Abonnez-vous dès aujourd’hui à notre bulletin d'information