50 ans de croissance, 50 ans d’écologie


La planète se réchauffe à un rythme sans précédent depuis les 1 300 dernières années et les dommages pour l’humanité pourraient être catastrophiques.¹ Le changement climatique est devenu l’un des plus grands défis de notre ère et chaque industrie est responsable d’attaquer la situation de front.

Afin de réduire notre empreinte environnementale tout en créant de l’emploi pour cette génération et celle à venir, il faut en faire plus à moindre coût.  Nous devons créer plus de produits et services tout en utilisant moins de terres, moins d’eau, moins de combustibles fossiles.  Si cela semble impossible, ce ne l’est pas. L’écologie et la croissance de la productivité vont de pair.  Après tout, l’industrie des œufs le fait depuis un demi-siècle.

Au cours des 50 dernières années, la production d’œufs au Canada a augmenté de 50 % alors que l’empreinte environnementale de l’industrie a baissé de près de 50 %. Notre industrie mène la charge vers un avenir durable.

Le Dr Nathan Pelletier, responsable de la Chaire des POC sur la durabilité, est la personne derrière cette révélation.  Il a modélisé la durabilité dans plus de 100 chaînes d’approvisionnement agricole et sa plus récente étude a analysé les effets environnementaux changeants dans l’industrie canadienne des œufs au cours des cinquante dernières années.

« On ne parle pas ici d’une seule compagnie ou industrie.  Nous voulons comprendre jusqu’à quel point l’ensemble de la chaîne de valeur est durable », de dire M. Pelletier. Il s’avère que l’industrie des œufs est une histoire à succès en termes de durabilité.

En effet, l’étude a révélé :

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« Je savais quand j’ai commencé qu’au niveau de la ferme nous avions accompli des progrès en termes d’efficacité et de productivité » de préciser Dr Pelletier.  « Mais le degré d’efficacité me surprend … c’est vraiment impressionnant. » Au cours des cinquante dernières années, l’industrie des œufs a produit 50 % plus d’œufs en utilisant moins de terres, moins d’énergie et moins d’eau – au total une baisse de 50 % dans son empreinte environnementale et ce, tout en améliorant la santé des poules.

« Cela est un bon exemple d’où la croissance et la durabilité dans une industrie ne sont pas incompatibles avec l’amélioration des résultats environnementaux. C’est excellent. L’industrie des œufs prend la durabilité au sérieux. »

Quelles leçons pouvons-nous tirer de l’expérience de l’industrie des œufs à mesure que le reste de notre économie tourne au vert?  Le Dr Pelletier croit que la réponse repose au niveau de la technologie.  Il cite l’exemple contemporain du premier poulailler de pondeuses à consommation nette-zéro de l’industrie des œufs. Projet d’un producteur d’œufs de l’Alberta, la nouvelle installation vise à équilibrer ses intrants d’énergie et à atteindre une consommation d’énergie nette de zéro.² Si le projet connaît le succès, la technologie pourrait être augmentée d’un cran et mise en œuvre ailleurs au Canada.

« La question qui se pose maintenant est de savoir comment soutenir et améliorer le rendement de l’industrie dans l’avenir? » de dire Dr Pelletier.  « L’industrie est bien placée pour continuer à apporter des améliorations en termes de durabilité. Cette étude offre de l’information qui sert de base par excellence  à  la  détermination de notre orientation future. »

Qu’en pensez-vous? Quelle doit être l’orientation de notre industrie?  Les résultats vous ont-ils surpris?  Partagez cet article sur Facebook (trouvez-nous à J’Craque pour toi mon coco) et sur Twitter (@eggsoeufs) ou laissez-nous un commentaire sur ce que vous pensez.