Rentrer chez soi à la ferme : rencontre avec Kate Van Deynze-Fleming, jeune productrice manitobaine


Voici le deuxième d’une série de portraits de jeunes producteurs d’œufsIl s’agit tous de jeunes leaders du Programme national des jeunes producteurs des Producteurs d’œufs du Canada qui se rendront à Saskatoon pour participer à la Table pancanadienne de la relève agricole sous le thème « notre Histoire ».   

Kate Van Deynze-Fleming

Holland, Manitoba

On pourrait dire que Kate Van Deynze-Fleming a été élevée dans l’étable, avec ses trois sœurs dans leur ferme laitière de la campagne manitobaine. Kate nous raconte comment, lorsqu’elles n’étaient pas en train de s’occuper des vaches ou de les traire à l’étable, on les retrouvait dans les champs à faire les foins ou dehors, à jouer. C’est pour cette raison que lorsqu’elle a eu l’occasion de revenir à la ferme familiale (après ses études à la Manitoba University puis quelques années d’enseignement à l’extérieur) Kate a su exactement que c’est dans ce milieu qu’elle et son mari Tyler voulaient élever leur famille.

Le fils aîné de Kate est né peu de temps après leur retour à la ferme familiale, puis Anna et Luke ont suivi. Maintenant âgés de 9, 7 et 5 ans, ses enfants grandissent auprès des animaux et dans l’étable, tout comme leur mère à l’époque. Toutefois, le bétail a changé. En 2012, Kate et ses parents, Daniel et Joann, ont décidé de passer de producteurs laitiers à producteurs d’œufs. « Quand les vaches sont sorties, j’ai pleuré », raconte Kate, « Ces vaches étaient toute ma vie », ajoute-t-elle. Kate et sa famille n’ont cependant pas eu beaucoup de temps pour penser au passé, puisqu’ils n’avaient que cinq mois pour adapter leur étable et obtenir leur premier troupeau pour le mois d’août.

« Quand nous sommes allés à des rencontres et que nous avons dit aux gens que nous voulions être opérationnels dans un délai de cinq mois, certaines personnes ont ri », raconte Kate. « Elles ne croyaient pas que nous pouvions le faire, mais mon père avait un plan et nous avons réussi. » Aujourd’hui, cinq ans plus tard, la ferme compte 12 600 poules en logements aménagés. En plus de la production d’œufs, la famille Van Deynze-Fleming cultive également des céréales et prévoit développer l’entreprise afin de faire l’élevage de poulettes.

Les Van Deynze-Fleming sont une famille occupée : Kate est enseignante préscolaire à temps partiel et Tyler travaille à l’extérieur de la ferme comme mécanicien-monteur. La famille s’implique aussi activement auprès des équipes de hockey locales dont les enfants font partie, puisque Kate et Tyler en sont les entraîneurs. Tout comme Katie à leur âge, les enfants passent donc la majorité de leur temps avec elle, que ce soit à l’étable, lorsqu’ils font leurs tâches, leurs devoirs ou quand ils jouent. « Ça devient plus facile à mesure qu’ils grandissent, et maintenant, ils assument plus de responsabilités », dit Kate. « Je désire que mes enfants aient les mêmes possibilités que moi. C’est pour cette raison qu’on le fait, qu’on bâtit cette entreprise ».

Kate est une fière partisane de son industrie et explique que l’apprentissage de la production d’œufs a représenté pour elle un défi de taille après avoir passé la première partie de sa carrière dans l’industrie laitière. Elle se réjouit d’avoir la chance de participer au Programme national des jeunes producteurs des Producteurs d’œufs du Canada, afin de partager ce qu’elle a appris au cours des cinq dernières années et d’acquérir plus de compétences et d’expérience afin d’évoluer en tant que chef de file de l’industrie.