Selon Daniel Schuring, un jeune producteur de l’Alberta, il y a un avenir pour la production d’œufs


Voici le quatrième d’une série de portraits de jeunes producteurs d’œufs. Il s’agit tous de jeunes leaders du Programme national des jeunes producteurs des Producteurs d’œufs du Canada qui se rendront à Saskatoon pour participer à la Table pancanadienne de la relève agricole sous le thème « notre Histoire ».

Daniel Schuring

Barrhead, Alberta

Daniel Schuring, qui a grandi sur une ferme céréalière près de Barrhead, en Alberta, confie que depuis son plus jeune âge, il a toujours su qu’il voulait être agriculteur — mais il ne savait pas si l’occasion se présenterait. La ferme familiale n’était pas assez grande pour faire vivre plusieurs générations et son père, encore jeune, avait de nombreuses années de travail agricole devant lui.

Pendant trois ans, après l’école, Daniel a travaillé avec son oncle et son grand-père sur leur ferme de pommes de terre près d’Edmonton, avant d’épouser Carline, son amour de jeunesse, et de revenir s’installer dans sa ville natale. En compagnie de Carline, qui travaille aussi comme infirmière, Daniel exploite la ferme de ses beaux-parents, Rick et Beatrice Visser, avec eux et avec ses beaux-frères Nathaniel et Reuben. Les Visser possèdent 24 000 pondeuses et cultivent du blé et du canola sur leur ferme de 2 400 acres.

Daniel aime la production agricole, mais il dit que la production d’œufs et les diverses tâches associées au travail sur une exploitation d’animaux d’élevage lui procurent aussi de grandes satisfactions. « Je m’occupe des travaux dans le poulailler le matin, puis je passe l’après-midi sur le tracteur. » Ses tâches sur la ferme des Visser lui laissent assez de liberté pour qu’il puisse travailler avec son père, à moins de deux kilomètres de là, ainsi que chez un voisin qui se spécialise dans l’élevage de la volaille de chair.

Bien qu’il estime encore faire ses premières armes dans la production d’œufs, Daniel aime partager ses connaissances sur l’agriculture et la production d’œufs. En 2017, Carline et lui ont passé quelques jours à Calgary à l’occasion du Stampede et ont travaillé comme bénévoles à la présentation didactique des Egg Farmers of Alberta. « C’était sympathique parce qu’il y avait des pondeuses dans une activité interactive et les gens étaient attirés par les animaux vivants. Et ils posaient de nombreuses questions. » Lui et son épouse ont grandement apprécié l’expérience et, dit-il, ils ont hâte de la refaire.

Persuadé que son avenir est assuré dans l’agriculture, Daniel est à l’affût de toutes les occasions d’en apprendre davantage sur l’industrie ovocole et il compte jouer peu à peu un rôle plus directif et assumer plus de responsabilités sur la ferme. La participation au Programme des jeunes producteurs, affirme-t-il, est un premier pas pour mieux comprendre et acquérir de précieuses connaissances sur la production d’œufs. « Je suis encore nouveau dans ce domaine », déclare-t-il, « et j’aimerais en apprendre davantage sur la gestion de l’offre ainsi que sur le fonctionnement des coulisses de l’industrie. »