Bâtir le Canada par l’économie ovocole


Si vous habitez une grande ville, il est fort probable que vous n’ayez jamais rencontré un producteur d’œufs. Vous croyez peut-être que l’impact économique de l’agriculture se limite aux collectivités rurales. Mais ce n’est pas le cas; loin de là. L’agriculture est une force de notre économie nationale qui touche directement les citadins des grandes métropoles canadiennes. Par exemple :

La valeur de la contribution économique au pays

Colombie-Britannique

  • 2 456 emplois
  • 121,1 millions $ en recettes monétaires agricoles
  • 168 millions $ au PIB du Canada
  • 54,6 millions $ en recettes fiscales

Alberta

  • 1 703 emplois
  • 83,8 millions $ en recettes monétaires agricoles
  • 120 millions $ au PIB du Canada
  • 39,1 millions $ en recettes fiscales

Saskatchewan

  • 866 emplois
  • 44,1 millions $ en recettes monétaires agricoles
  • 60,5 millions $ au PIB du Canada
  • 19,7 millions $ en recettes fiscales

Manitoba

  • 2 008 emplois
  • 107,6 millions $ en recettes monétaires agricoles
  • 141,5 millions $ au PIB du Canada
  • 46 millions $ en recettes fiscales

Ontario

  • 6 483 emplois
  • 359,7 millions $ en recettes monétaires agricoles
  • 516,4 millions $ au PIB du Canada
  • 167,9 millions $ en recettes fiscales

Québec

  • 2 863 emplois
  • 167,7 millions $ en recettes monétaires agricoles
  • 255,4 millions $ au PIB du Canada
  • 83,1 millions $ en recettes fiscales

Provinces atlantiques

  • 1 221 emplois
  • 77,5 millions $ en recettes monétaires agricoles
  • 103,3 millions $ au PIB du Canada
  • 33,5 millions $ en recettes fiscales
  • Colombie-Britannique
  • Alberta
  • Saskatchewan
  • Manitoba
  • Ontario
  • Québec
  • Provinces atlantiques

Un demi-milliard de dollars, c’est un chiffre impressionnant, mais qu’est-ce que ça représente  vraiment du point de vue des budgets des écoles et des hôpitaux au service des Canadiens? Pour illustrer, nous avons dressé une liste de comparaisons hypothétiques entre le coût de projets réels et les recettes fiscales que génère notre industrie. Ne vous méprenez pas! Nous ne finançons pas ces projets! C’est purement hypothétique, mais ça vous donnera une idée de l’énorme impact que l’humble œuf a sur le Canada. Vous constaterez ainsi que notre industrie contribue grandement au développement de notre pays.

L’Hôpital pour enfants de l’Est de l’Ontario – CHEO

Que diriez-vous si je vous disais que l’économie ovocole pourrait financer chaque année 30 000 interventions chirurgicales de plus en Ontario?

L’Hôpital pour enfants de l’Est de l’Ontario – CHEO – est un composant essentiel des services médicaux à  Ottawa. On y effectue en moyenne 7 600 interventions chirurgicales par année, selon les données de 20161. CHEO agrandit afin de permettre la réalisation de 1 500 interventions chirurgicales de plus par année, réduisant ainsi de moitié les périodes d’attente. Le coût total pour la province de l’Ontario? 8,6 millions de dollars2. Ce n’est là qu’une fraction des 167,9 millions de dollars en recettes fiscales que perçoit l’Ontario de l’économie ovocole. Autrement dit : les recettes fiscales provenant de l’économie ovocole pourraient financer 19 projets d’agrandissement d’hôpitaux comme celui de CHEO. Ainsi, on pourrait effectuer près de 30 000 interventions chirurgicales de plus par année dans la province.

Nouveaux wagons pour le métro de Montréal

Chaque année, il parcourt 59 millions de kilomètres3. C’est l’équivalent de 1 472 tours de la terre4. C’est le Métro de Montréal.

Montréal remplace présentement sa flotte de wagons de métro par de nouveaux wagons AZUR. Au total, 468 wagons AZUR seront insérés dans le réseau à un coût de 1,2 milliard de dollars5. Au Québec, l’économie ovocole génère environ 83,1 millions de dollars en recettes fiscales pour le gouvernement québécois. Ça couvre le coût d’environ 30 nouveaux wagons de métro. Chaque wagon AZUR peut transporter 80 passagers de plus que l’ancien modèle. Ainsi, 2 400 personnes de plus peuvent prendre le métro en même temps – soit des centaines de milliers de plus par année – à cause de recettes fiscales égales à celles produites par l’économie ovocole.

École secondaire Salish à Surrey, en C.-B.

Surrey est la deuxième ville en importance de la Colombie-Britannique et sa population doit dépasser celle de Vancouver dès 2020. Toute croissance signifie l’arrivée de nouvelles familles et donc de nouveaux enfants. C’est dire qu’on aura besoin de nouvelles écoles comme l’École secondaire Salish. Dès septembre 2018, cette école offrira une éducation de premier plan à 800 étudiants6.

Le gouvernement de Colombie-Britannique est à investir un peu plus de 55 millions de dollars dans la construction de l’École secondaire Salish7. C’est un miroir presque parfait des 54,6 millions de dollars que perçoit le gouvernement de C.-B. en taxes de l’économie ovocole. Pendant des décennies, ces fonds contribueront à l’éducation des prochaines générations de Canadiens, grâce à la présente génération de producteurs d’œufs. Qui sait? Certains des finissants de Salish deviendront peut-être un jour des producteurs d’œufs. Nous l’espérons. Les producteurs d’œufs contribuent à la force du Canada en finançant, grâce aux contributions fiscales, des hôpitaux en Ontario, le transport en commun à Montréal, des écoles en C.-B. et beaucoup d’autres projets à l’échelle du pays.