Donald Gaultier : Je réalise un rêve


Donald Gaultier

Notre-Dame-de-Lourdes (Manitoba)
36 ans

Donald Gaultier est à ses débuts dans l’industrie ovocole. Il vient, avec son épouse Shannon, de terminer sa toute première année comme producteur d’œufs.

Et il tout à fait satisfait.

« Tous les matins, je me dis à quel point je suis chanceux d’être un producteur d’œufs », affirme Donald. « Je réalise un rêve ».

Le village de Notre-Dame-de-Lourdes se trouve à environ une heure au sud-ouest de Winnipeg. Donald fait partie de la quatrième génération de sa famille à vivre dans la région depuis l’arrivée de son arrière-grand-père de la France.

Il n’a pas grandi sur une exploitation ovocole; son père élevait quelques bœufs et avait une entreprise de fosses septiques.

Mais l’agriculture l’intéressait, et c’est donc en agriculture qu’il a étudié à l’Université du Manitoba avant de trouver un emploi comme vendeur de moulée. C’est dans le cadre de cet emploi, qui l’emmenait à visiter des exploitations agricoles, qu’il a découvert la production d’œufs.

L’idée de devenir lui-même un producteur d’œufs est restée, même si entre temps il a commencé à travailler pour une caisse populaire.

En fait, l’idée est devenue un rêve.

Avec son épouse Shannon, il a donc décidé de participer à un tirage organisé pour la relève par l’association manitobaine des producteurs d’œufs. En février 2013, leurs noms ont été tirés et on leur accordé 6000 parts de quota.

C’était toute une surprise, car ils ne travaillaient pas en agriculture à l’époque.

Mais ils ont sauté sur l’occasion.

« On ne s’est jamais dit, ‘On y va, ou on n’y va pas? » raconte Donald. « Mentalement, nous étions prêts ».

En moins d’une année, en janvier 2014, ils accueillaient les premières poules dans leur grange toute neuve.

Évidemment ils ont eu à s’ajuster.

En premier lieu il fallait construire la ferme, qu’ils ont placée sur un terrain à côté de leur demeure.

Ils ont également eu à réorganiser leurs emplois.

Donald a quitté la caisse, et se concentre sur la nouvelle entreprise. Shannon continue de travailler à temps-plein pour un gouvernement municipal, tout en épaulant son mari.

« Tout ce que nous faisons, nous le faisons ensemble », dit-il, en ajoutant que leurs trois fils, âgés de 18, 11 et sept ans, participent aussi.

« Voilà une autre chose que j’aime bien de l’industrie ovocole, dit-il. C’est une affaire de famille que nous aimons faire ensemble ».

Après une première année d’expérience, Donald affirme avoir été surpris par l’ouverture des producteurs d’œufs et leur volonté, souvent exprimée, de l’aider et de le soutenir.

« Dans cette industrie, tout le monde s’est montré prêt à nous aider, » note-t-il. Sans même qu’on ait eu à poser des questions, les gens ont offert des renseignements. Tous ceux à qui nous avons parlé nous ont dit d’appeler si on éprouvait des difficultés. Quand on allait à des réunions, des gens à qui on avait déjà parlé venaient nous trouver pour nous demander comment ça allait. Et on pouvait voir qu’ils étaient sincères.

« C’est ce qui m’a surpris – de voir à quel point les gens de l’industrie se tiennent ensemble ».

« Nous sommes satisfaits de notre première année, poursuit-il. Nous avions une bonne base de connaissances en partant, sans être des experts. L’industrie nous a beaucoup aidé »