Un passionné de la gestion de l’offre: Un professeur à l’Université de Waterloo a découvert les avantages du système grâce à ses recherches


Selon le Dr Bruce Muirhead, les Canadiens n’apprécient pas à sa pleine valeur le système de gestion de l’offre.

Un universitaire spécialiste en agriculture et en échanges commerciaux, le Dr Muirhead s’est récemment penché sur le système de gestion de l’offre utilisé pour gérer la production de certaines denrées alimentaires au Canada, dont les œufs.

Il affirme qu’en plus de stabiliser le prix des denrées ainsi régies, le système contribue à l’épanouissement des entreprises agricoles familiales.

Il vante maintenant les mérites du système, qui selon lui offre des avantages économiques en plus d’aider à soutenir les petits producteurs qui gagnent leur vie à produire des œufs pour les Canadiens.

Le Dr Muirhead, détenteur de la Chaire de recherche en politique publique à l’Université de Waterloo (Ontario) des Producteurs d’œufs du Canada, n’a pas grandi sur une terre. Natif d’Ottawa, il mène une carrière d’universitaire.

Il a fait des études à l’Université Queen’s (Kingston, Ontario) et à l’Université de Toronto avant d’obtenir un doctorat à l’Université York, où il s’est concentré sur les politiques entourant les échanges commerciaux. Il a enseigné à l’Université Lakehead à Thunder Bay avant de passer en 2006 à l’Université de Waterloo, où en plus d’être un professeur d’histoire il est vice-président, recherches externes, au Bureau de la recherche.

Il est l’auteur de plusieurs documents examinant les négociations commerciales canadiennes qui ont eu lieu depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale; il a également exploré la politique, la diplomatie, et le développement économique et social canadiens.

Il possède quand même un peu d’expérience pratique dans le secteur agricole : Son beau-frère exploitait une ferme laitière, et il l’a souvent aidé. Plus jeune, il a aussi travaillé pour un producteur de porcs dans le nord-ouest de l’Alberta. « Ça m’a appris ce que je ne voulais pas faire de ma vie », dit-il en riant.

Il s’est intéressé à la gestion de l’offre de façon détournée.

Spécialiste des politiques d’échanges commerciaux, il a été embauché en 2007 par le Conseil de recherche norvégien pour analyser et offrir des recommandations quant à différents modèles de production agricole qui pourraient être pertinents pour la Norvège.

« Je connaissais le système de gestion de l’offre mais je ne l’avais pas examiné de près, raconte-t-il. J’ai fait des recherches et des entrevues et je suis arrivé à la conclusion qu’il s’agit un système solide pour certaines denrées alimentaires ».

Il affirme que le système de gestion de l’offre permet également de soutenir les entreprises agricoles familiales en permettant aux petits producteurs de gagner convenablement leur vie.

Le système convient aux œufs, explique-t-il, parce qu’il s’agit d’un produit qui a une grande valeur par rapport au volume produit. Au Canada une exploitation ovocole contient en moyenne 20 000 poules, dit-il, et avec 20 000 pondeuses on peut gagner ici sa vie – ce qui est impossible presque partout ailleurs.

Le Dr Muirhead dit que ses recherches démontrent que le système profite à tous les Canadiens, qu’ils soient producteurs ou consommateurs.

« Je crois passionnément que la gestion de l’offre est un système qui offre des bienfaits à tous » dit-il avec conviction.