Le ketchup, le steak, les œufs et le Canada


Qu’est-ce  que le ketchup, le steak et les œufs ont en commun? Si votre réponse est le « déjeuner » vous avez raison. Toutefois, il y a aussi une autre réponse à cette question : la fierté canadienne.

Les polémiques récentes ont révélé que les Canadiens attachent une grande importance aux aliments produits au Canada. Ils savent que les aliments canadiens sont sécuritaires et que le secteur soutient de nombreux emplois à l’échelle locale, y compris les fermes familiales qui sont exploitées depuis des générations. Au cours des derniers mois, les Canadiens ont appuyé vigoureusement le ketchup fait au Canada et le bœuf élevé au pays. Ces mêmes sentiments sont également exprimés dans leur appui à l’endroit des œufs produits au Canada.

« On ne suffit pas à la demande »

Heinz—une marque de ketchup reconnue—a appartenu une usine à Leamington, Ontario, pendant des années. Mais en 2014, elle l’a abandonnée et 740 emplois ont disparu du jour au lendemain.¹

Deux années plus tard, Brian Fernandez a découvert que French’s fabriquait du ketchup dans la même usine que celle abandonnée par Heinz en Ontario.² Le contraste était clair : le ketchup French’s était fabriqué au Canada avec des tomates canadiennes alors que tel n’était pas le cas de Heinz. Brian a choisi d’acheter canadien—et il n’était pas le seul à le faire.

Son message sur Facebook au sujet d’avoir choisi French’s plutôt que Heinz est devenu viral. Aujourd’hui, il a été partagé plus de 130 000 fois.³ Les médias sociaux ont explosé en appui à French’s—et ont condamné Heinz.

Traduction : Peu importe qu’il soit 7 h 15 et que mon enfant mange du ketchup. Lorsqu’il prend la bouteille de French’s il dit « Hé! C’est fait avec des tomates canadiennes ». Dans la lutte des ketchups, c’est le ketchup canadien qui a gagné.

#BoycottEarls

Les mêmes Canadiens indignés des pratiques de Heinz se sont vite tournés vers une autre cible. En avril 2016, Earl’s annonçait qu’elle serait la première chaîne de restauration en Amérique du Nord à s’approvisionner de bœuf élevé par des producteurs détenant la désignation « certified humane ».⁴ Comme aucun éleveur canadien de possède cette certification, Earl’s annonçait effectivement qu’elle n’achèterait plus de bœuf canadien. Les éleveurs canadiens étaient laissés pour compte.

La réponse fut immédiate et féroce. #BoycottEarls devenait populaire en ligne.

Traduction : Vraiment déçu qu’une chaîne canadienne N’APPUIE PAS les fournisseurs locaux. Leurs burgers vont me manquer.  

https://twitter.com/CKNW/status/725744676322553856?ref_src=twsrc%5Etfw  

Traduction : “@earlsrestaurant veut-elle insinuer que je n’élève pas mes bovins sans cruauté? C’est un affront – Président de @albertabeef sur @simisara980

Face à la révolte des consommateurs, Earl’s a cédé. Une décision qui a fait appel à trois ans de planification et de consultations difficiles a été renversée en seulement sept jours par l’activisme en ligne.⁵

Les œufs et la fierté canadienne

Lorsque Heinz a quitté le Canada, elle a perdu les Canadiens. Lorsque Earl’s a abandonné les producteurs canadiens, elle a perdu les Canadiens. Semblablement, les canadiens seraient tous aussi indignés si leurs œufs ne provenaient plus des fermes canadiennes. La gestion de l’offre veille à ce que cela ne se produise pas.

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Il y a une leçon incontournable à tirer de la controverse entourant Heinz et Earl’s : chaque fois, les Canadiens choisiront les aliments produits au pays. Donc, comme nous l’avons fait pour le ketchup et le bœuf, nous devons nous faire entendre : nous voulons que les œufs canadiens demeurent canadiens. N’êtes-vous pas d’accord? Partagez cet article dans les médias sociaux et dites à vos amis pourquoi vous appuyez les œufs produits au Canada. Vous pouvez aussi nous copier : J’Craque pour toi mon coco sur Facebook ou @eggsœufs sur Twitter.