Julie Morin : J’aime savoir que je contribue positivement à la société 


Voici le sixième d’une série de portraits de jeunes producteurs d’œufs. Ils participent tous au programme national de la relève des Producteurs d’œufs du Canada et prendront part au congrès annuel de la Table pancanadienne de la relève agricole, qui a lieu à Ottawa du 24 au 26 février.

Julie Morin

36 ans
St-Bernard-de-Michaudville (Québec)

L’ainée d’une famille de sept enfants, Julie Morin a grandi sur la ferme familiale dans la vallée du Richelieu à l’est de Montréal.

Elle est partie pour poursuivre son éducation en administration, pour éventuellement travailler en ville dans le domaine des assurances.

Mais à l’aube de ses 30 ans, elle a commencé à sentir l’attrait de la vie rurale.

Aujourd’hui, elle met son expérience au service de son père Luc en aidant à administrer une importante entreprise familiale qui comprend aussi une meunerie et des poulettes.

« J’ai toujours su, profondément, à l’intérieur de moi, que je reviendrais un jour », dit-elle.

Bien sûr, elle avait aidé à la ferme pendant son enfance, mais devenue adolescente, elle a pris ses distances.

« Je travaillais le plus possible à l’extérieur », se souvient-elle.

Néanmoins, même quand elle travaillait à Montréal, elle revenait toujours à la ferme, question de donner un coup de main lorsqu’il fallait entreprendre des projets importants – la construction d’une nouvelle ferme, par exemple. Et elle est toujours restée près de son père Luc.

« Il y a toujours eu partage d’information et complicité entre nous », dit-elle.

Son retour à la maison est arrivé au bon moment pour elle comme pour lui.

Elle avait, selon elle, fait le tour du domaine des assurances et cherchait de nouveaux défis. Son père, quant à lui, était au point où il était logique pour lui de s’associer à quelqu’un qui pourrait l’aider à administrer l’entreprise au quotidien.

La croissance fait partie des défis à affronter. Julie affirme que depuis son retour, il n’y a pas eu une seule année où ils n’ont pas eu à gérer une expansion ou de la construction. Julie a donc pu mettre ses compétences en administration au service de l’entreprise.

Bien qu’elle passe plus de temps dans un bureau qu’elle ne l’aimerait, Julie affirme que le travail à la ferme offre des avantages que le travail en ville ne peut pas égaler.

En premier lieu, dit-elle, elle aime pouvoir regarder dehors et trouver le paysage beau – un sentiment qu’elle n’avait pas à Montréal.

Et deuxièmement, il y a la fierté qu’elle ressent quand elle pense à sa carrière.

« J’aime savoir que je contribue positivement à la société, dit-elle, et c’est de nourrir les gens avec un produit qui est parfait. Quand tu produis des œufs, tu peux toujours te dire : Je fais quelque chose de bien aujourd’hui. »