Bret Sloboshan : C’est le monde dans lequel j’ai grandi


Bret Sloboshan

Sloboshan Farms, Vanscoy (Saskatchewan)
18 ans

Bret Sloboshan accorde beaucoup d’importance à la famille. Pas seulement sa famille immédiate, mais sa famille élargie aussi, avec ses oncles, ses tantes, ses cousins et ses cousines.

C’est que sa famille élargie travaille en agriculture. Et comme elle compte travailler elle-même en agriculture et peut-être un jour diriger, avec son frère Brock, les destinées de Sloboshan Farms, elle est en mesure d’apprécier l’importance de la famille et du soutien qu’elle peut y trouver.

« C’est le monde dans lequel j’ai grandi », affirme Bret lorsqu’on lui demande ce qui lui plaît dans la production d’œufs. « Ce n’est pas simplement ma famille immédiate, c’est tous mes cousins et mes cousines. C’est participer à quelque chose de plus vaste. C’est une entreprise familiale. J’y suis née, alors je n’avais pas vraiment le choix »!

À 18 ans, Bret a encore du chemin à faire. Après un an à Cornwall (Ontario), où elle participait à un programme de hockey (et un repos forcé causé par une blessure à l’épaule), elle est revenue à la maison et se prépare à entamer la prochaine étape de sa vie – des études en commerce à l’Université de la Saskatchewan à Saskatoon. (Vanscoy n’est qu’à une trentaine de kilomètres de la métropole saskatchewannaise.)

Ses études en commerce viendront compléter les connaissances pratiques acquises au fil des ans à travailler avec sa famille.

Sloboshan Farms est une entreprise de taille; la ferme compte un troupeau de 64 000 pondeuses, ainsi que quelques poulets à griller.

Bret aime parler de l’entreprise, et elle veut surtout expliquer comment les œufs sont produits et parler de comment vivent les pondeuses.

« Tous les visiteurs sont curieux de savoir comment les poules pondent leurs œufs, dit-elle. Ils sont intéressés d’apprendre que les poules pondent un œuf par jour ».

Et les visiteurs sont parfois surpris d’apprendre qu’on ne retrouve aucun coq à la ferme.

« Nous ne fonctionnons qu’avec des poules » dit-elle. Sans coqs, ajoute-t-elle, la ferme ne ressemble en rien à l’image qu’on peut se faire d’une ferme classique dans les dessins animés.

La vie à la ferme est à la fois tranquille et occupée, car son père Regan est impliqué dans plusieurs organisations.

Bret sait déjà ce qu’elle aime de la vie qu’elle espère un jour mener.

« J’aime le travail, j’aime les animaux, et j’aime pouvoir produire un aliment nourrissant ».

Bien qu’elle affirme aimer la ville et ses attraits, elle aime également les grands espaces de la vie rurale, les gens avec qui elle travaille, et les bienfaits d’une vie paisible à la campagne.

Et bien qu’elle n’ait pas encore commencé ses études universitaires, elle songe déjà à comment elle pourra un jour améliorer la production à la ferme.

En attendant ce jour, il y a du travail à faire.