Patrick Froese : J’aime bien m’offrir des défis


Patrick Froese

Camrose (Alberta)
18 ans

Patrick Froese, malgré ses 18 ans, a déjà d’importantes obligations : Son père Michael vient de le rendre responsable des 6000 pondeuses bio de leur entreprise familiale.

Mais Patrick gère la situation avec aplomb.

Il aime bien le travail, il aime bien le défi d’être autonome, et il aime même les longs moments passés seul avec les poules.

« Ça laisse beaucoup de temps pour réfléchir, dit-il. Et on ne peut compter que sur soi-même pour accomplir les tâches ».

Il est peut-être trop tôt pour savoir si Patrick fera carrière dans l’industrie ovocole. Ça demeure une possibilité, avoue-t-il, mais il vient de terminer son secondaire et espère toujours étudier la musique à l’Université MacEwan à Edmonton avant de se décider.

Pour l’instant, il profite de l’expérience qui lui est offerte.

« Il me plaît d’aider ma famille, dit-il. C’est très intéressant, tout ce que j’ai à apprendre. C’est du nouveau pour moi, tout ça »!

« J’aime bien m’offrir des défis – et passer directement du secondaire à gérant d’une opération complète, c’est tout un défi »!

Sa famille n’a pas de longues racines sur la terre.

Il y a 10 ans, ils ont changé leur vie de fond en comble. Son père, qui avait été enseignant en Colombie-Britannique, a décidé de tout lâcher pour devenir agriculteur et la famille s’est installée dans la région de Camrose, à 90 minutes au sud d’Edmonton. (Patrick explique que son père avait grandi sur une terre et donc ne partait pas à zéro.)

Ils ont en premier lieu élevé des poulets à griller, pour ensuite passer à des pondeuses bio.

Patrick explique que les poules sont nourries avec des aliments bio et élevées de façon à produire des œufs de plein-air.

C’est à Patrick de tout gérer.

« Mon père m’aide de temps en temps, et il me permet de prendre congé la fin de semaine, explique-t-il. Mais c’est vraiment un emploi à temps plein, gérer tout ça ».

Le côté mécanique intéresse particulièrement Patrick.

« J’aime bien réparer les choses, les moteurs, et faire en sorte que tout roule comme il faut », dit-il. Il ajoute que ses parents ont la bonté de lui permettre de prendre congé assez souvent pour qu’il puisse voir ses copains.

Quels conseils donnerait-il à d’autres jeunes qui songeraient à devenir producteurs d’œufs?

Patrick dit qu’ils devront apprendre à être minutieux – à constamment tout vérifier, et à reconsidérer leurs propres décisions. Patrick dit avoir appris que ces facteurs contribuent au bon fonctionnement d’une entreprise.

Il faut aussi savoir être autonome, dit-il.

« Ce sera probablement un gros défi, dit-il. Mais si tu travailles fort, ça va probablement s’arranger ».