Glen Coburn : Ce n’est pas un emploi, c’est un style de vie


Glen Coburn

Coburn Farms, Keswick Ridge (Nouveau-Brunswick)
22 ans

Glen Coburn a bien hâte de finir ses études en gestion des entreprises à la Faculté de l’agriculture de l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse.

« Ça n’arrive pas assez vite à mon goût » dit-il de la remise des diplômes.

Quand il aura fini, il retournera chez lui, à Keswick Ridge (Nouveau-Brunswick), à une ferme et à une vie qu’il connaît très bien. Coburn Farms est deux fois centenaire, et appartient à sa famille depuis 1806. Il sera la septième génération de sa famille à exploiter ce bout de terre de la vallée du fleuve Saint-Jean, à l’ouest de Fredericton.

Il est très attaché à cette terre, surtout depuis qu’il a constaté qu’il y avait sa place.

C’est un événement triste qui lui a permis de faire cette constatation.

Il a quitté la ferme après son secondaire, et a travaillé dans divers métiers jusqu’au jour où un incendie a détruit une bâtisse à la ferme qui servait à entreposer les pommes. Il s’agissait d’une bâtisse construite par son grand-père dans les années 1950 et l’incendie a détruit, en plus de la récolte de pommes, plusieurs souvenirs de la famille dont la robe de mariée de sa mère et ses propres souvenirs d’enfance.

Il est revenu pour aider sa famille à se remettre de l’incendie et a rapidement compris qu’il devait rester.

« J’ai compris que le moment était venu de prendre mes responsabilités et que j’avais de quoi faire chez nous » dit-il simplement.

Il est près de sa famille et prend plaisir à travailler avec son père et son jeune frère.

Il croit que l’expérience de son père mêlées ses propres nouvelles idées peuvent mener loin. Et il aime bien travailler avec son frère.

« Les gens nous disent, ‘vous ne pouvez pas être des frères, vous vous entendez trop bien’ », dit-il, en ajoutant qu’ils ont rapidement appris à composer avec leurs différences quand ils ont compris qu’ils passeraient leur vie à travailler ensemble.

Il mettra en application les connaissances acquises à l’université en aidant à la gestion de l’entreprise, qui compte 25 000 pondeuses et un verger de pommes de 10 acres.

Le travail à la ferme est assez routinier, mais il sait aussi que la routine peut rapidement prendre le bord. C’est d’ailleurs ce qui lui plaît.

« Il faut toujours partir d’un plan, dit-il, mais en bout de ligne on ne sait pas ce qui nous attend le lendemain ».

« Ce n’est pas un emploi, c’est un style de vie, ajoute-t-il. Et je ne le voudrais pas autrement. Il n’y a rien de plus beau que de se réveiller le matin et sortir de la maison et être déjà au travail ».