Kevin Wallington: Liant connaissances traditionnelles aux nouvelles idées


Kevin Wallington

Hay River (Territoires du Nord-Ouest)
36 ans

Kevin Wallington n’a pas grandi sur une terre, et il n’a pas fait d’études en agriculture. Et pourtant, sa famille est la seule à produire des œufs dans les Territoires du Nord-Ouest.

Maintenant directeur des ventes et du marketing chez Polar Egg, Kevin croit à l’avenir de l’industrie.

Il encouragerait un jeune qui voudrait s’y lancer : Il est facile de trouver de l’aide, dit-il, et le travail est valorisant.

Kevin a décroché l’emploi qu’il occupe un peu par hasard.

« J’avais un diplôme en relations publiques et je suis arrivé dans le Nord pour travailler avec des jeunes » dit-il, en expliquant que son premier poste était dans un centre de jeunesse.

« Voilà comment j’ai commencé à faire affaire avec le producteur d’œufs local. Il embauchait nos jeunes pour donner un coup de main ».

L’entreprise était à ce moment-là dirigée par quelqu’un d’autre.

Les affaires allaient mal, et on a demandé au père de Kevin, Glen, de prendre l’opération en main. Glen Wallington, qui avait la réputation d’être un homme à tout faire, a réussi à redémarrer l’entreprise et est devenu lui-même producteur d’œufs.

Ses fils sont venus l’épauler – Michael en premier, ensuite Kevin.

Étant donné l’isolement des Territoires du Nord-Ouest, les membres de la famille Wallington n’ont pas de voisins agriculteurs à qui ils peuvent demander conseil.

Mais ils ont rapidement monté un réseau ailleurs au pays, et ils ont trouvé qu’il était facile de consulter d’autres producteurs d’œufs.

« Au besoin, nous pouvons facilement rejoindre des gens au téléphone, explique Kevin. Plusieurs producteurs nous ont beaucoup aidé ».

Et ils ont appris à compter sur leurs propres capacités.

« Nous avons un bon réseau de soutien, dit Kevin. Nous travaillons en famille, et ça nous a donné plus d’assurance ».

Quand il a commencé à travailler en agriculture, Kevin a du ajuster sa façon de penser en plus d’acquérir de nouvelles connaissances.

« L’agriculture, ce n’est pas un emploi, c’est un style de vie » dit-il. Il explique que la décision de se joindre à l’entreprise familiale s’est faite avec son épouse, car même si elle travaille ailleurs, la décision avait un impact sur sa vie.

Le rythme de sa vie a également changé.

« Quand on quitte un emploi du genre ‘neuf à cinq’, il faut d’habituer à l’idée qu’on doit être disponible à tout moment, ainsi qu’au fait qu’on travaille avec des animaux qui dépendent sur nous pour leur bien-être », dit-il.

Kevin a un seul conseil à donner à de jeunes agriculteurs : N’hésitez pas à demander de l’aide.

Selon lui, il se crée une synergie magnifique quand les idées et l’enthousiasme de la jeunesse se mêlent à la sagesse et à l’expérience des agriculteurs établis.

« Quand tu es capable de trouver des gens qui ont une foule de connaissances et leur demander ‘Qu’est-ce que vous proposez?’ c’est reconnaître leur expérience. Et en plus, ça crée la possibilité de voir les choses sous un nouvel angle.

« Les jeunes agriculteurs ont la possibilité de faire avancer les choses quand ils peuvent ouvrir de nouvelles voies en liant connaissances traditionnelles et nouvelles idées ».