Transition pour le logement des poules : une grande famille transforme sa ferme


L’industrie ovocole canadienne est en évolution. Au cours des deux prochaines décennies, les fermes de production d’œufs canadiennes abandonneront progressivement les logements conventionnels des poules pondeuses pour adopter de nouveaux systèmes de logements tournés vers l’avenir. Il s’agit d’une transformation considérable dans notre industrie; nous avons choisi de l’illustrer en prenant pour exemple l’expérience de la famille Coburn, dont la ferme est située à Keswick Ridge, au Nouveau-Brunswick.

Cette ferme de production d’œufs familiale est actuellement dirigée par David Coburn, mais David est en train de passer le flambeau à ses deux fils, Glen et Tyler. L’hiver dernier, dans le cadre de cette transition, les fils ont fait construire un tout nouveau poulailler équipé d’un système de logements aménagés de pointe. Nous les avons rencontrés à leur ferme pour en savoir plus sur l’expérience de la construction d’un nouveau poulailler et de l’adoption d’une nouvelle façon de faire les choses.

David Coburn dans son bureau, avec l’« ordinosaure », il y a de nombreuses années. À l’époque, sa ferme était parmi les premières fermes de production d’œufs au Canada à être informatisées.
L’adoption d’un nouveau système a nécessité notamment l’intégration de nouvelles technologies dans le poulailler.

En 2013, les Coburn se sont rendus à Atlanta en tournée d’exploration des différents systèmes de logements afin de déterminer les options qui s’offraient à eux. À ce moment, chez les producteurs canadiens, on sentait de plus en plus que la production ovocole était en mutation et que les logements conventionnels étaient en voie d’être progressivement abandonnés. Les Coburn ont finalement arrêté leur choix sur des logements aménagés.

Le poulailler des Coburn avec système de logements aménagés, alors en construction. Le poulailler est opérationnel depuis décembre 2018.

Pour comprendre la différence entre les logements conventionnels et les logements aménagés, pensez aux sièges d’avion. Si le logement conventionnel appartient à la classe économique, le logement aménagé, lui, appartient à la classe affaires et offre plus de commodités, plus d’espace et plus de confort. Le système est conçu pour favoriser les comportements naturels.

À titre d’exemple, les poules préfèrent souvent un endroit sombre pour pondre leurs œufs, à l’écart des autres poules. Les systèmes de logements aménagés comportent des boîtes à nid grâce auxquelles les poules peuvent suivre leur instinct. Le système comporte de nouvelles lampes à DEL qui éclairent le système de logements de manière uniforme.

Glen, David et Tyler à l’intérieur de leur poulailler aménagé pendant que, derrière eux, des ouvriers installent les dalles de plafond.

De manière générale, ce sont leurs commodités qui font des logements aménagés un système formidable, ainsi que le bien-être qu’ils procurent aux poules. C’est pour ces raisons et d’autres encore que Glen et Tyler ont décidé que les logements aménagés seraient l’avenir de Coburn Farms.

Glen et son père discutent de leur nouveau poulailler à système de logements aménagés, que l’on peut voir à l’arrière-plan.

Glen et Tyler se réjouissent de leur nouveau poulailler. C’est leur projet, qu’ils ont eux-mêmes géré, alors qu’ils prennent de plus en plus de responsabilités normalement assumées par leur père. Et comme ce dernier prend plus d’engagements à l’extérieur de la ferme, notamment en siégeant aux conseils d’administration des Producteurs d’œufs du Nouveau-Brunswick et des Producteurs d’œufs du Canada, Glen explique : « Nous avons la ferme pour nous tout seuls, alors nous devons nous débrouiller. »

Comme l’explique David, chaque génération de Coburn est la gardienne de la suivante. Le nouveau poulailler sera l’une des grandes contributions de Glen et Tyler à l’histoire de la famille et leur expérience sera partagée par des producteurs partout au Canada qui adopteront de nouvelles technologies et des outils novateurs à la ferme.

Comme de nombreux secteurs agricoles, la production ovocole évolue. Ce qui ne change pas, c’est le travail que font les producteurs en offrant aux Canadiens un approvisionnement régulier en œufs frais de production locale.