Comment Karin Gutoski-Kohuch a trouvé sa vocation dans l’industrie canadienne des œufs
Par Les Producteurs d’œufs du CanadaCe texte fait partie d’une série de portrais mettant en vedette les participantes à notre Programme des femmes dans l’industrie des œufs, un programme unique de mentorat mutuel qui réunit des productrices d’œufs de partout au Canada afin d’acquérir des compétences en leadership et de faciliter le transfert de connaissances.
Karin Gutoski-Kohuch
Oak Bank (Manitoba)
Karin Gutoski-Kohuch a passé la plus grande partie de sa vie à maîtriser l’art de servir, notamment la clientèle de son restaurant ou la clientèle des services financiers à risque élevé dans le secteur bancaire, ou encore en répondant aux besoins d’une famille occupée. Mais en 2023, elle a découvert que le service le plus important qu’elle pouvait proposer ne concordait pas avec un travail derrière un comptoir ou la production d’une feuille de calcul.
Elle préférait participer à l’offre d’une des sources d’aliments les plus simples et les plus essentielles du Canada : les œufs. Aujourd’hui, en tant que directrice régionale des Fermes Burnbrae, au Manitoba, Karin combine des connaissances commerciales et une approche pratique de l’agriculture développée grâce à son expérience de gestion de nombreuses fermes dans la province, acquises au fil de plusieurs décennies.
Karin, qui a grandi à Oak Bank, une collectivité rurale située juste à l’extérieur de Winnipeg, a passé son enfance entourée de chevaux et de quelques autres animaux dont elle s’occupait. Grâce à des parents tous deux entrepreneurs qui ont bâti un restaurant et un centre commercial linéaire, elle a en a beaucoup appris, très tôt, sur les longues heures de travail, les responsabilités et le stress associés à l’exploitation d’une entreprise. « Quand j’étais enfant, j’étais toujours en train de laver la vaisselle, dit-elle en riant. Quand j’avais 10 ans, mes parents ont vendu le restaurant, mais je savais déjà combien d’efforts il fallait déployer pour assurer la survie d’une telle entreprise. »
Des années plus tard, après une carrière en finance, Karin a décidé de suivre les traces de ses parents. Elle a ouvert son propre restaurant, qu’elle a nommé Back At The Ranch en hommage au commerce qu’avait géré sa famille de l’autre côté de la rue. Son concept s’appuyait sur les classiques locaux dont elle se souvenait : la pizza, le poulet et autres plats favoris faits maison. « Les gens qui avaient mangé là pendant les années 80 sont revenus pendant les années 2000. Ils étaient enthousiastes à l’idée de voir les mets qu’ils avaient connus en grandissant », se
rappelle-t-elle. Pendant la période la plus prospère de son entreprise, elle comptait 13 employés qui l’aidaient à la gérer. Même pendant la pandémie, elle a rapidement mis en place le service pour emporter, ce qui a assuré la pérennité des activités commerciales du restaurant.
Mais en 2023, après 20 ans, Karin savait qu’il était temps de passer à autre chose. « Recommencer à zéro dans la cinquantaine, c’est effrayant, admet-elle. Mais mes enfants étaient grands, et je voulais un changement. » Une amie l’a encouragée à poser sa candidature pour le poste aux Fermes Burnbrae, et bien que la transition de l’emploi de restauratrice à celui de professionnelle de l’industrie des œufs ne représente pas un cheminement classique, pour Karin, elle allait de soi.
« Dès mon premier jour chez Burnbrae, j’ai constaté que l’entreprise avait une vision claire et un véritable engagement à l’égard du bien-être des animaux, de la durabilité et des valeurs qui concordaient avec le principe qui consiste à faire ce qui est bien », dit-elle.
La plus grande révélation pour elle a peut-être été la complexité d’une chose aussi simple. « Lorsqu’on casse des œufs pour préparer le déjeuner des clients, on ne pense pas aux 17 choses qui doivent se produire pour que les œufs se trouvent dans une assiette, affirme Karin. Le concept le plus simple au monde est ce magnifique objet nutritif que nous tenons pour acquis. Plus j’en apprends, plus je comprends ce qu’il faut pour le produire. Il y a tellement plus qu’il n’y paraît. »
Dans ses temps libres, Karin est très active au sein de sa communauté. Elle fait du bénévolat auprès d’équipes sportives locales, elle appuie les programmes pour les jeunes et elle organise des collectes de fonds. « Grâce à ma participation à la vie sportive de mes enfants, j’ai toujours eu un sentiment d’engagement et d’appartenance », dit-elle. Elle est également ravie de participer au Programme des femmes dans l’industrie des œufs, qu’elle décrit comme « une occasion incroyable d’apprendre d’autres femmes des quatre coins du pays, d’échanger sur nos expériences et de grandir ensemble dans cette industrie ».
Karin est fière de faire partie du vaste écosystème qui met des œufs sur la table des Canadiens. « Tous les jours, j’apprends quelque chose, même après tout ce temps, dit-elle. Et ce qui m’emballe, c’est de faire partie d’une industrie qui ne cesse d’évoluer. »