Nathaniel Visser : Je suis conscient du fait que mes amis et ma famille vont manger ce que je produis


Voici le deuxième d’une série de portraits de jeunes producteurs d’œufs. Ils participent tous au programme national de la relève des Producteurs d’œufs du Canada et prendront part au congrès annuel de la Table pancanadienne de la relève agricole, qui a lieu à Ottawa du 24 au 26 février.

Nathaniel Visser

27 ans
Comté de Barrhead (Alberta)

La ferme familiale où travaille Nathaniel Visser, située dans une région agricole au nord-ouest d’Edmonton en Alberta, produit des œufs. Autour de lui, ses amis producteurs produisent du porc, des produits laitiers, du bœuf, de la dinde, des céréales – les éléments de base du régime alimentaire nord-américain.

Les producteurs se connaissent tous. La proximité, et l’interdépendance, nourrissent la conception qu’a Nathaniel de son travail de producteur d’œufs.

« Je suis conscient du fait que mes amis et ma famille vont manger ce que je produis », raconte-t-il.

Par conséquent, il croit fermement qu’il doit répondre de son travail. Car les consommateurs à qui il doit rendre des comptes ne sont pas des gens anonymes, mais des personnes qu’il côtoie.

Nathaniel, qui a grandi sur la ferme familiale, affirme que le système canadien de gestion de l’offre lui permet de faire confiance aux œufs qu’il produit.

« J’ai toujours été confiant de la qualité des œufs canadiens », dit-il, en expliquant que le système permet aux entreprises familiales comme la sienne de s’épanouir.

L’entreprise des Visser a 24 000 pondeuses; on sème également des céréales, surtout du colza et du blé, sur 3000 acres.

On lui a confié des tâches à la ferme dès l’âge de cinq ans, et il a toujours su qu’il voulait travailler en agriculture. Lorsqu’un jour son père Rick a annoncé qu’il voulait moins travailler, Nathaniel a repris quelques-unes de ses responsabilités.

« J’aime surtout le style de vie, affirme-t-il. Tu vas à ton propre rythme. Tu peux suivre un projet du début à la fin. Tu fais tes propres heures et tu suis ton propre horaire. »

Il se plaît surtout à réparer de l’équipement – « ou du moins, je tente de le réparer », dit-il en riant. La grande variété des tâches lui plait aussi.

« Si t’en as assez de travailler au poulailler, tu peux t’en aller travailler dans les champs avec les céréales, et vice-versa ».

Et parfois, il fait bon de simplement monter dans un camion et passer un jour ou deux sur la route à livrer des céréales.

Nathaniel aime bien pouvoir passer du temps avec sa famille, en particulier son épouse Caroline et leur fillette.

Il affirme avoir confiance en l’avenir de la production d’œufs, et il espère qu’en participant au programme des jeunes producteurs il arrivera à mieux connaître la gouvernance de l’industrie afin de pouvoir s’impliquer davantage à l’avenir.

Il croit également qu’on portera à l’avenir plus d’attention au bien-être des animaux, une question, dit-il, qui intéresse les jeunes, surtout ceux qui ne travaillent pas en agriculture.

« Je me sens responsable de mes animaux, dit-il. Il est important pour moi de veiller à leur bien-être ».