Aaron Law : L’attrait pur et simple d’être un entrepreneur et un chef de file indépendant


Aaron Law

Belleisle Bay (Nouveau-Brunswick)
38 ans

Aaron Law a longtemps hésité avant de se décider à prendre la relève de ses parents.

Il avait déjà entamé une autre carrière comme ingénieur technologue, mais il cherchait à brasser les cartes et s’est mis à songer à la possibilité de retourner à l’entreprise ovocole où il a grandi, à Belleisle Bay sur la rivière Saint-Jean au centre-sud du Nouveau-Brunswick.

Il y a maintenant cinq ans, il a abordé la question avec ses parents. Mais il n’était pas prêt à faire le saut sans conditions.

Il s’est donc entendu avec eux pour faire une période d’essai de deux ans. Il voulait apprendre à bien connaître l’entreprise et voir si, au niveau des tripes, la vie d’agriculteur faisait son affaire.

Il a décidé que le style de vie convenait tout à fait. L’an prochain son père Gailand partira à la retraite. Et l’entreprise familiale passera aux mains d’une troisième génération – la sienne.

« Le plus difficile pour moi, c’était de décider si le style de vie m’allait », dit-il.

« En bout de ligne, l’attrait pur et simple de pouvoir être un entrepreneur au sein de mon industrie et un chef de file indépendant a fait pencher la balance. Et aussi le fait de constater que j’évolue au sein d’une industrie qui produit des aliments nourrissants et de qualité ».

Selon Aaron, le fait de pouvoir diriger sa propre entreprise et prendre ses propres décisions lui confère un sentiment d’indépendance. Il peut ainsi prendre des décisions qui aideront non seulement son entreprise mais aussi sa collectivité.

Il n’est pas nécessairement évident de transférer une entreprise d’une génération à une autre.

Certaines installations prenaient de l’âge, mais tant que la question de la succession n’était pas réglée ses parents, Gailand et Carol, ne voulaient pas investir pour les mettre à niveau.

Aaron savait qu’il faudrait donc moderniser, et on est en voie maintenant de construire une nouvelle installation pour les 28 000 pondeuses; elle remplacera deux anciennes bâtisses et sera plus économique à faire fonctionner.

Au départ de son père Aaron devra embaucher un lieutenant pour l’épauler, mais les défis de l’avenir ne lui causent pas de gros soucis.

Il est content d’entamer une carrière qui lui plaît sur un plan personnel et lui permet en même temps de participer à quelque chose de plus vaste.

« Selon moi, notre industrie a un bel avenir, dit-il. L’industrie ovocole au Canada est visionnaire, surtout par rapport au bien-être des animaux et aux tendances en consommation ».

« Sur un plan personnel, je ne suis engagé dans cette industrie parce que je suis en mesure de subvenir aux besoins de ma famille et produire des aliments de qualité pour la collectivité – ce qui me permet de contribuer à ma communauté ».